Les gendarmes se sont garés devant chez Reinette. Ils ont sonnés, Ahmed est venu ouvrir. Puis ils sont entrés.
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Les parents de Reinette étaient heureux. Ils vivaient dans une grande maison. Maintenant la maison est vide et abandonnée. C'est la grande construction au bout du village. Personne n'y entre plus jamais.
Les murs qui enferment la propriété laissent échapper une végétation luxuriante. Cela fait un grand contraste avec les autres jardins du voisinage qui souffrent plutôt du manque d'eau.
Le père de Reinette s'absentait pour son travail; On disait qu'il travaillait pour une compagnie minière dans l 'ouest de l'Afrique. Quand il était parti, chaque jour le facteur apportait du courrier que la mère de la fillette se hâtait de lire.
Puis un jour le facteur n est plus venu. Le portail ne s'est plus ouvert... Alors la femme qui faisait le ménage s'occupait de toute l intendance est venue vivre dans la grande maison. Elle est venue avec son petit garçon. Elle l'avait prénommé Ahmed.
Sans doute la solitude de deux veuves était-elle moins lourde à porter.
Et puis le sort s'est acharné sur Reinette. Sa mère malgré les soins attentifs de sa fidèle amie est sujette à une maladie triste et langoureuse.
La fillette et son compagnon de jeux Ahmed, ont entendu des mots étranges "mélancolie", "chagrin intense"...
Quand la mère de Reinette est morte,elle est allé vivre chez son oncle. Il lui a légué par testament cette maison qu'elle habite maintenant avec son mari et son fils.
Le garçon et sa mère sont retourné vivre dans leur logement. Il est situé dans le même quartier du village.
Personne, vraiment personne n'était rentré plus jamais dans la maison abandonnée.
Puis un jour de printemps joyeux, les enfants duvillage étaient venus en joyeuse ribambelle appeller Reinette.
-Hé "einette", Hé! Il y a des gens qui veulent te parler...
Reinette était venue.
- Bonjour madame, monsieur.
- Bonjour madame. Il parait que la grande maison abandonnée vous appartient.
- Oui effectivement. Elle appartenait à mes parents.
- Nous serions intéressé pour l'acquérrir.
- Vous savez je n'y suis plus entrée depuis près de 30 ans.
Je ne sais pas même si les clés peuvent encore débloquer la serrure.
- Acceptez vous d'essayer. Nous sommes vraiment intéressés.
Reinette a pris un gros trousseau de clés; - allons y !
Après quelques essais, enfin à la satisfaction de chacun leportail s'est ouvert.
Spectacle étonnant, à l'intérieur des murs il y avait une végétation abondante.
Les plantes, les arbres ne semblaient pas manquer d'eau.
Cette abondance avait un aspect étrange.
Le tissage des branches de jasmin, l'étoffe que fait le chévrefeuille, et l'exubérance des bougainvilliers obligeaient Reinette a avancer les bras pour écarter toute cette vie sauvage.
Reinette allait au milieu des branches, des fleurs, des plantes en retrouvant le chemin de l'allée qui menait à la porte d'entrée de la maison.
Cette porte fermée. Elle a un peu résisté, finalement s'est ouverte.
La lumière du jour pénétrait dans la maison par une fenêtre ouverte.
Surprise Reinette a marqué un temps d'arrêt, les visiteurs aussi.
Elle a crié; "Il y a quelqu'un?"
Pas de réponse. Elle a osé avancer un peu dans ce qu'elle se souvenait être le hall. Puis vers le patio.
Là elle a remarqué que la fenêtre de la chambre de gauche était ouverte.
Dans un angle du patio il y avait des vêtements, un large chapeau noir, une couverture de grosse laine..
-Ecoutez cela n'est pas normal je préfère sortir.
Elle a prévenu les gendarmes, ils sont venus, ils ont fouillés.
Reinette était triste elle avait perdu son bracelet. Sans doute accroché par une branche lorsqu'elle avançait dans la végétation trop abondante qui avait envahit le jardin de la maison abandonnée.
Ce bracelet, sa mère lui avait donné quel ques jours avnat de décéder. Elle avait compris que son père l'avait ramené d'un voyage en Afrique centrale.
C'était une tige de métal pliée en cercle, les extrémités étaient courbées à angle droit et des morceaux de peaux de serpent y étaient enserrés.
C'était triste d'avoir perdu ce souvenir de son père que sa mère avait porté si longtemps... Le sort lui enlevait encore ces petits morceaux d'enfance...
Les gendrames sont entrés dans le salon, d'un gesteReinette leur a proposé de s'assoir.
- Madame nous avpns entendus parlé d'un vagabond qui errait par ici.
Un type assez grand, portait une sorte de cape etun grand chapeau.
- C'est bizarre adjudant c'est un peu comme cela que mon père s'habillait.
- Madame la fen^tre de la chambre était ouverte mais il n'y avait aucun signe d'effraction et toutes les grilles qui protègent les fenêtres sont intactes.
Pas plus d'effraction à la porte d'entrée.
C'est étrange!
-Vous pensez que j'aurais pu commettre une sorte de méfait, une mise en scène?
- Pas du tout nous avons interrogé les visiteurs qui vous accompagnaient. Il est certain que cette maison n'avait pas reçu de visite depuis longtemps.
- Que pensez vous monsieur?
- Je ne sais que dire madame. Il n'y a pas de dommages. Une enigme.
Mes hommes ont trouvé ce coffret près des affaires qui étaient sur le sol. Il semble ce que le vagabond aurait laissé. Encore aurait-il fallu qu'il entre.
- Monsieur! J'ai vu ces vêtements par terre.
- Je sais madame. Je vous laisse ce coffret de bois. Bien joli du reste.
Les gendarmes sont partis.
Ahmed est venu près de Reinette. Elle a posé le coffret sur la table. Un verrou de bois le fermait.
Lorsqu'elle l'a ouvert elle a vu une paquet de lettres lié par un ruban de tissu qui avait dû être bleu.
Avec le temps il était grisâtre. Elle a reconnu l 'écriture de son père. C'était sans doute les lettres que son père ecrivait à sa mère quand il était loin.Elle avait gardé ces témoins de l'amourqui unissait ses parents. Amour si puissant qu'il avait tué sa mère.
Elle a soulevé le paquet de lettres. Il y avait un bracelet, c'était une tige de métal pliée en cercle, les extrémités étaient courbées